
l'œuvre d'art prend toute sa dimension en dessinant un moment de l'éternel, esprit qui puise sa force dans la permanence des suggestions qui en découlent et qui confirme que la culture artistique n'essaye pas de tirer des affirmations exemplaires, mieux, elle transforme les réponses en irrésistibles questions. De ce fait, la puissante force évocatrice de l'art nous conduit à des signes avant- coureurs de la pensée productrice de renouveaux.
ali Ali-khodja
Libellés : fusion

La part de l'art se situe au niveau de l'imaginaire laissant entrevoir le monde du sensible non contrôlable ni mesurable qui nous dérange, nous agite et nous dévoile pas la réalité présente, mais la réalité profonde et intense. Sans cette projection dans l'âme des choses et dans les temps futur et passé nous nous trouvons rivés à la monotonie de la répétition qui nous maintient en dehors du renouveau.
L'artiste, comme tous chercheurs où découvreurs,est utile à nous montrer non pas la matérialité des choses justifiées par l'indispensable, mais, tend à nous mener vers les étendus de l' incommensurable de l'inconnu mystère qui nous faits envisager à travers les larges baies de nos espérances, les perspectives de nos aspirations.
ali Ali-khodja
Libellés : l'ange de l'ambiguïté, peinture

Des que l'on parle de science et technique, l'homme commun voit dans ces matières un ensemble de pratiques est théorique transmises par des initiés a leurs disciples. Vue sur cet angle, la connaissance se retrouve réduite à la simple mémorisation. Basée sous cette seule faculté, la science se maintient à la limite du savoir-faire et de l'application. L'homme, au regard des résultat scientifiques, découvre un attrait particulier dans ses applications utilitaires. L'objectivité logique repose donc, sur des principes et conséquences débouchant sur un assemblage et de relations. Il suffit de connaître l'Ordre des choses.
Limité à la pratique de la connaissance explicite, cet homme s'entoure d'affirmations dans l'application de ses fonctions mises en évidence par les règles préétablies et qui donnent au savoir des dispositions à satisfaire les besoins immédiates, au désavantage de tout mouvement et de toute projection. A ce niveau la science attachée à des principe avérées justes, prend un rôle prépondérant à la confirmation de situer causes , les faits suivant des démonstrations considérée véridique, de ses définitions logiques et expérimentales elle exerce en plus une fascination des solutions de ses solutions apportées à la tragédie humaine.
De cette image la science nous donne un aperçu fini avec L'élémentaire application qui la décharge de son coté expérimental. A ce stade la science ne fait que remplir des travaux de routines,comme l'art il y a peu de temps relevait de l'artisan. Mais dès que de science surpasse la confortables application il pressentira la force de ses intentions de trans Nous découvrons ici une similitude d'action avec l'art et la science qui se définissent comme facteurs de progrès et d'avancement.
Alors que leurs cheminements diffères. La science suit une démarche prévisionnelle réfléchie, tandis que l'art passe par une ligne de conduite visionnaire et intuitive. Ils demeurent cependant, une entité commune qui les unis dans une aventure de l'esprit parfois déductif et introspectif. De leur union L'homme trouve dans leur complémentarité les éléments globaux du visible démontré et de l'invisible imaginé une stimulation qui témoigne que notre monde est toujours vivant de nos assurances et que demain le soleil brillera dans le firmament de nos espérances , au rendez-vous du bonheur.
Ali ALI-KHODJA
Libellés : idée lumineuse, peinture

Dans son élan, l’arabesque se lance vers les méandres des profondeurs de l’âme. Et chaque fois elle se déploie et s’épanouie dans un espace de rêve où le rythme incessant du geste vient la projeter d’un souffle léger dans les entrelacs d’une géométrie cosmique.
Elle s’adonne dans son envole au jeu du hasard en se pliant à la rigueur de la conscience, puis elle se perpétue dans une constante vision de l’imaginaire extravagant, laissant l’homme obsédé par l’imprévu avenir.
Elle relève, ainsi, de l’important attachement à la forme sinueuse. Née d’un mouvement giratoire, dans sa permanence répétitive, elle défit le temps. L’artiste arabe, en quête d’absolu, retrouve dans cette mouvance l’énergie régénératrice d’une destiné immuable.
Sublimée par l’idée de pérenniser d’un geste auguste l’authenticité d’un héritage, l’arabesque devient l’élément essentiel d’un répertoire ornemental d’une architecture de l’esprit, non dominée par l’individualité, mais tenue par es préoccupations de l’unité d’un mouvement dans son ensemble structural De sa répartition envahissante, elle présente simplement une présence effective d’un passé inaccompli, loin de tout reflet d’un état d’âme ou d’une impulsion sensorielle. Dans cette litanie l’artiste de l’orient témoigne d’une introspection en pensant atteindre et retrouver la vérité éternelle
Qu’importe l’étincelle de nos espérances, replié dans son manteau, il défit le temps sous le joug de sa conviction enracinée dans les profondeurs de l’oubli.
ali Ali-khodja
Libellés : gouache, vue sur la baie d'alger


L’artiste n’est que le magicien de son travail par lequel il accède à cette zone indéfinissable où l’esprit n’est plus qu’abstraction, où le geste conjugue l’alliance subtile du désir auquel s’oppose celui de la matière picturale qui refuse de se laisser guider.
C’est une partition à deux mains où le peintre, plus qu’il n’affronte, se laisse dériver dans le sens du courant pour mieux diriger son désir.
C’est un jeu subtil entre ce que rêve sa main et ce que la matière lui impose, ce que le hasard provoqué lui suggère, ce que la rigueur gestuelle lui permet de faire surgir.
Libellés : ame secrete, diffraction, peinture
Du travail d'Ali-Khodja , se dégage une impression de profusion, mais une profusion faite de sérénité et de douceur. Des compositions feutrées , toutes en volutes et rondeurs, bannissant le tranchant, l'aigu et tout ce qui suggère les blessures. Les travaux font penser à une série de "palettes" où le peintre juxtapose ou combine avec prodigalité, désinvolture et jouissance. Le pinceau vagabonde entre les couleurs,s'attardant sur telle ou telle d'entre elles pour rehausser une touche, imposer une nuance précise.
Le peintre dérive dans le temps retrouvant les paysages lumineux ou effrayants de l'enfance , retrouvant ce ravissement et cet effroi qui succitent en nous les premières images " et dernière ?" images du monde. Il retrouve aussi cette liberté toute d'impertinence qui autorise la main à éclabousser et gribouiller, juxtaposer les extrêmes, à marier les antagonismes.
Sur les toiles d'Ali-Khodja , le blanc crayeux des falaises "le temps qui passe", le vert des frondaisons , les fleurs les "Fleurs de roche", l'horizon en flamme du couchant " hors saison " fusionnent pour construire une cosmogonie du rêve. Rêve-t-on en couleurs?, s'est souvent interrogé l'homme. Les cieux d'Ali-Khodja, ses surfaces multicolores, son " Soleil bleu " qui dégouline sur les murs , ses "paysages oniriques " où les rouges s'assombrissent jusqu'à devenir inquiétants, ses " Villes immergées " dans les glauques, les azurs et les safrans sont justement le genre paysage où aime musarder et s'ébattre en rêve.
Dans les éléments et les couleurs en fusion, dans ce magma des origines et de la fin de l'enfance et la vieillesse mélangent leurs fantaisies, leurs jubilations et leurs terreurs. Les " Méandres du silence " circulent , taraudent l'à-plat de la toile, y traçant de subtiles nervures. Des soleils s'esquissent, des yeux, des nombrils multiples orifices et fronces où la vie s'agite et frémit. La " Mémoire du regard " vagabonde, bat le rappel de confuses sensations sombrées dans le gouffre du temps. Le regard de l'homme qui naît et celui qui meurt se rejoignent alors dans la même soif, le même émerveillement la même célébration, la étreinte éperdue de toues ces merveilles du monde qu'on craint de voir fuir.
Si l'on considère l'itinéraire d'Ali-Khodja , on s'aperçoit que le peintre n'aime pas beaucoup les confrontations avec le public : huit expositions personnelles et une quinzaines de participations à des expositions collectives. Nous avons affaire à un artiste exigeant et discret qui n'excelle guère à brasser du vent ou emboucher des trompettes, qui tient avant tout à son plaisir et à sa liberté, à une indépendance qui lui fera rejeter toutes les appartenances doctrinales . Ce désir de liberté et d'autonomie s'est manifesté très tôt, lorsqu'Ali-Khodja décide d'abandonner la miniature où pourtant il se distingue de peur d'être intronisé comme le continuateur de ses illustres oncles Omar et Mohamed Racim, comme le gardien d'un patrimoine familial, de peur de bénéficier d'une légitimité qui lui viendrait par héritage.
Mais Ali-Khodja garde de son passage par la miniature, l'amour des détails, une composition toute subtilité et d'équilibre.
Aujourd'hui, après plus d'un demi- siècle de pratique artistique "sa première exposition date de 1941", Ali-Khodja peut enfin affronter la couleur dans un bras-le-corps jubilant: il ouvre sa toile toute grande et les couleurs affluent, submergeant les contours et les formes, s'agitant pour créer la vie, pour ressusciter les premiers germes d'une sorte de magma originel
Tahar Djaout
Libellés : aquarelles, la mouche

L’art se suffit à lui même, le sujet n’est que l’accessoire apparent. L’essentiel se situe au niveau du substrat, entre l’instinct et la raison, entre le présent et l’évanescent.
ali ALI-KHODJA
Libellés : gouache, sublimation

« Venise est asiatique et arabe, elle est aussi byzantine, gothique, lombarde, mais c’est le caractère oriental qui domine, et celui sans lequel elle reste incompréhensible. Ses vaisseaux ont rapporté chez elle les styles et les formes de tous les climats: la coupole de Byzance, le minaret du Bosphore, l’ogive de mahomet. Rien ne lui ressemble sur le continent…Le Jupiter du Péloponnèse, l’islamisme, le christianisme, se pressent à la fois en ce lieu de refuge »
Edgar Quinet
Allemagne et Italie, 1839
Libellés : songe vénitien
Nous qui quêtons partout l'aventure
Nous ne sommes pas vos ennemis
Nous voulons nous donner de vastes et d'étranges domaines
Où le mystère en fleurs s'offre à qui veut le cueillir
Il y a là des feux nouveaux des couleurs jamais vues
Mille fantasmes impondérables
Auxquels il faut donner de la réalité
Nous voulons explorer la bonté contrée énorme où tout se tait
Il y a aussi le temps qu'on peut chasser ou faire revenir
Pitié pour nous qui combattons toujours aux frontières
De l'illimité et de l'avenir
Guillaume Appolinaire
Libellés : Joyaux enfouis


Aussi, taillis sacrés où Dieu même apparaît,
Arbres religieux, chênes, mousses, forêt,
Forêt ! c’est dans votre ombre et dans votre mystère,
C’est sous votre branchage auguste et solitaire,
Que je veux abriter mon sépulcre ignoré,
Et que je veux dormir quand je m’endormirai.
Victor Hugo Juin 1843.

Malheureux peut-être l'homme, mais heureux l'artiste que le désir déchire!
Je brûle de peindre celle qui m'est apparue si rarement et qui a fui si vite, comme une belle chose regrettable derrière le voyageur emporté dans la nuit. Comme il y a longtemps déjà qu'elle a disparu !
Elle est belle, et plus que belle ; elle est surprenante. En elle le noir abonde : et tout ce qu'elle inspire est nocturne et profond. Ses yeux sont deux antres où scintille vaguement le mystère, et son regard illumine comme l'éclair : c'est une explosion dans les ténèbres.
Je la comparerais à un soleil noir, si l'on pouvait concevoir un astre noir versant la lumière et le bonheur. Mais elle fait plus volontiers penser à la lune, qui sans doute l'a marquée de sa redoutable influence ; non pas la lune blanche des idylles, qui ressemble à une froide mariée, mais la lune sinistre et enivrante, suspendue au fond d'une nuit orageuse et bousculée par les nuées qui courent ; non pas la lune paisible et discrète visitant le sommeil des hommes purs, mais la lune arrachée du ciel, vaincue et révoltée, que les Sorcières thessaliennes contraignent durement à danser sur l'herbe terrifiée!
Dans son petit front habitent la volonté tenace et l'amour de la proie. Cependant, au bas de ce visage inquiétant, où des narines mobiles aspirent l'inconnu et l'impossible, éclate, avec une grâce inexprimable, le rire d'une grande bouche, rouge et blanche, et délicieuse, qui fait rêver au miracle d'une superbe fleur éclose dans un terrain volcanique.
Il y a des femmes qui inspirent l'envie de les vaincre et de jouir d'elles ; mais celle-ci donne le désir de mourir lentement sous son regard.
Charles Baudelaire, Petits poèmes en prose - XXXVI
Libellés : huile sur toile, solstice

Yvonne sérieuse au visage pâlot
A pris du papier blanc et des couleurs à l'eau
Puis rempli ses godets d'eau claire à la cuisine.
Yvonnette aujourd'hui veut peindre. Elle imagine
De quoi serait capable un peintre de sept ans.
Ferait-elle un portrait ? Il faudrait trop de temps
Et puis la ressemblance est un point difficile
À saisir, il vaut mieux peindre de l'immobile
Et parmi l'immobile inclus dans sa raison
Yvonnette a fait choix d'une belle maison
Et la peint toute une heure en enfant douce et sage.
Derrière la maison s'étend un paysage
Paisible comme un front pensif d'enfant heureux,
Un paysage vert avec des monts ocreux.
Or plus haut que le toit d'un rouge de blessure
Monte un ciel de cinabre où nul jour ne s'azure.
Quand j'étais tout petit aux cheveux longs rêvant,
Quand je stellais le ciel de mes ballons d'enfant,
Je peignais comme toi, ma mignonne Yvonnette,
Des paysages verts avec la maisonnette,
Mais au lieu d'un ciel triste et jamais azuré
J'ai peint toujours le ciel très bleu comme le vrai.
Guillaume Apollinaire (1880 - 1918)
Libellés : aquarelle, fabuleuse apparition

Ali-Khodja s'applique à saisir l'atmosphère que les choses depuis le grain de sable à l'étoile lointaine dégagent ,a capter leurs tonalités, leurs musique changeantes, et leurs rapports.
L'œuvre d'Ali-Khodja est mystique au sens fort du terme et sacré dans le sens ou ses fondement , modestie et humilité devant la complexité et la beauté du monde sert de point de départ à l'artiste pour faire surgir les choses du chaos.
Ali El-Hadj Tahar
Libellés : jardin mystique

Ali Ali-Khodja se situe culturellement au confluent de la sublime porte, de la France, du Maghreb.
Entre poésie byzantine et abstraction lyrique, son œuvre affiche une identité méditerranéenne inédite , faite de lumière et de secret, d’humilité plastique et d'arrogance esthétique , de référence et d'irrévérence , de culture et d'innocence .
Mêlant feuille d'or et de glacis , techniques anciennes et couleurs de haute technologie, un tableau d'Ali-Khodja est un défi contenant tous les rêves toutes les contradictions, toutes les histoires et tous les espoirs d'un créateur érigeant la méditerranée en message d'universalité , dépassant les contingences dialectiques obligées, un homme désireux de vivre et de créer chez lui en Algérie.
Une conversation avec Ali-Khodja c'est une plongée panoramique sur des temps à la fois révolu et ré annoncée de l'âge d'or partagé entre tous les hommes.
Salvatore Lombardo
Libellés : aquarelle, vif argent

Veille ville légendaire, lieu authentique, ou Le temps semble s’être arrêté,
Franchir les portes du temps, en cheminant dans les ruelles pittoresques des vieilles villes, aux entrailles tortueuses et mystérieuses , Casbah , Médina ……
Et pour les amoureux de l’Orient éternel, patios secrets , fontaines et surprenants jardins andalous alternent dans un extrême raffinement .
Libellés : vielle ville


Italie, Grèce, Provence… La Méditerranée des rivages, celle des plaines ondulées,des cyprès assaillis de glycine, des ciels aveuglés, lui était familière.
Mais il y avait toujours ce retour vers la terre première, la ville magique avec son long collier de boulevards sur la mer et ses hauteurs lumineuses et parfumées.
Alger l’orgueilleuse sous son voile blanc qui s’ouvre dans le ciel .
Ce pays à la fois pudique et exalté, secret et démesuré était à lui seul la quintessence de cette Méditerranée éternelle.
albert Camus
Libellés : cote d'azur, prescence de la mer

Monolithe de poussière sidérale
Enraciné dans la nuit des temps
Monde sillonné par des rivières figées
Fenêtres verrouillées
Fierté des morts vivant
ali Ali-khodja
Libellés : espace ouvert

Ton humble condition a fait de toi la monture des simples et des grands sages.
Contrairement au cheval tu n'as assisté à aucun massacre, ni à aucune conquête.
Tu n' as pas offert ton poitrail à la mitraille de la folie des hommes.
Ton entêtement c'est ta liberté .
ali Ali-khodja
Libellés : le geste libre

Le dessin, c'est un moment de grâce où l'esprit, le geste et le souffle viennent marquer le temps des signes qui témoignent de cet instant de faveur lorsque le regard rattrape l'essentiel d'un monde vivant de ses mouvances.
C'est aussi la miraculeuse ligne qui nous offre sa magie pour exprimer les plus grandes audaces et les extrêmes extravagances.
Il est le trait qui relie les volutes des herbes folles à la lointaine nébuleuse.
C'est le trait de lumière qui traverse les époques.
Le piège qui retient la douce clarté qui cerne les corps libres.
La main qui rencontre les palpitations d'une âme chaleureuse.
ali Ali-khodja
Libellés : chemin spatial

Entre la réalité et la fiction, un rai de lumière strident, vers des horizons jamais atteints, limité dans un espace né d'un rêve inachevé où l'étonnement accélère les particules des gemmes, en un tourbillon de gestes lents. La fixité d'un regard happe le passage de l'ange éphémère, au retour
d'une cérémonie manichéenne, perdu dans le dédale de la conscience, soulevant des soupirs mélodieux du ravissement et du désenchantement. Au delà des forces rivales s'oppose la matière: le héraut du silence frissonnant. Point de cris, point de mots, par contre dans un mouvement sublime
elle retrouve l'éloquence d'un tribun. L'eau, le feu, l'air prennent le relais de l'homme égaré dans ses pensées, affectées d'un détachement suffisant; balbutiement de la mémoire, feu
follet marquant la courte errance de la certitude, exhibée d'un miroir extravagant Quand la mémoire tend l'image effacée d'un songe vers le future,
elle rive le passé au radeau de la dernière chance soulevé par le frémissement du signe de la passion. Tandis que infiniment réduit se perpétue en un discret récit, les forces vives de l'incandescente imagination viennent suffoquer le murmure de la litanie parachevée d'un soubresaut pusillanime du rituel indifférent aux rythmes incessant du frôlement imperceptible annonciateur des origines enfouies sous l'amoncellement des séculaires de l'obstination dans le refus de l'ivresse de l'indéfinissable. 
Loin du mutisme, l'ombre du souvenir étale son voile languissant, au-dessus du sentiment perspicace, et projette la forme accessible en un amalgame de signes inopérants des prétendues vérités, marquées du sceau de la quiétude assujettissant la conscience au roc de l'insensibilité. Et arrive, le chant du coq, le bruit d' un galop, la discrétion du chat, le
bruissement des feuilles, et le frôlement d' un vol, pour remplacer la morne complainte des temps révolus. Nourri des simples exigences intérieures, l'homme découvre la symbiose des éléments fondamentaux, unis dans une rotation élévatrice, qui le projette au-delà du regard, vers d'autres éblouissements.
ali Ali-khodja
Libellés : chants des profondeurs, cosmogonie
Ainsi, l’art retrouve toute sa valeur, surtout quand il se définit au niveau de ses multiples aspects par le refus de se maintenir à l’anecdotique image du monde physique. En revanche, l’art tend à nous montrer son contenu sensible et émotionnel afin de nous présenter les impressions profondes qui émanent des désirs les plus forts, à marquer le temps du sceau d’une identité particulière

De cette attention portée à l’art, nous nous trouvons projeté dans un étonnement qui nous attache à l’idée que notre univers est changeant, chaque fois que nous en considération que l’œuvre d’art n’est pas uniquement la simple représentation du monde visible et connu. Alla se fixe, surtout, à montrer l’intense sensibilité du génie humain de vouloir attester de l’infinité des choses qui nous entourent. Sans cette disponibilité de l’esprit, nous nous trouvons livrés à la monotonie de la répétition stérilisante, qui nous maintient figés dans les limites du quotidien primaire. De ce fait, l’art, en général, ne peut etre abordé sans s’opposer aux directives conventionnelles et aux orientations doctrinales qui maintiennent l’artiste dans une situation de dépendance et de reclus, appliquant simplement les orientations d’un pouvoir paralysé par sa crainte de renouveau. Cependant, le grand art trouve toute sa dimension et sa force d’expression dans la diversité messages, en usant des éléments de sa composante qui sont : rythme, harmonie, lumière, espace, couleurs etc, pour exprimer les purs sentiments révélateurs de sa position transcendantale. Dépourvu de son sens humaniste, l’art se confine à présenter de
modestes images de faits ordinaires ou, de pales copies d’un passé révolu et méconnu dans forme initiale. De même, l’art perd sa voie sublime de l’imprévu miracle de la création, faisant naître des horizons jamais égalés. Il arrive, quelquefois, que l’attachement au passé révèle le refus du présent, en raison de sa prétendue dépendance à un univers jugé extérieur à la tradition séculaire. Il se peut, aussi, que ce refus provienne de l’incapacité d’embrasser le temps présent, riche de ses complexités et de ses interrogations, L’art, pourvu de nouveaux apports, découvre, dans son cheminement, l’étendue de son espace, outrepassant, l’étroite frontière de l'incompréhension.

C’est en tenant compte de l’immortalité de la pensée que l’art véritable dévoile sa permanente obsession d’atteindre l’absolu figuré. De cet entendement, les œuvres du passe, figées dans la matière impassible, s’animent des mille feux de la passion qui les projettent, en dehors de toute chronologie dans l’intemporel espace de la sensibilité et de l’intelligence. Il apparaît, alors, de cette large vision, un vaste langage qui efface les barrières cloisonnant l’œuvre d’art à la limite de l’objet et de l’époque. L’art dégagé des signes conformistes, prend toute sa liberté, en dessinant un moment de l’éternel esprit qui puise sa force dans la constance de ses suggestions, qui en découlent et qui confirme que l’art n’essaie pas de tirer des affirmations exemplaires, mieux , ils les transforme en irrésistibles questions. Par ce trait, l’art dévoile les multiples facettes des originalités bien particulières de l’identité individuelle de l’etre, ce qui permet à l’artiste d’agir en toute liberté, au lieu de présenter des alibis ou des arguments prônant des slogans bassement apologétiques d’un chauvinisme étriqué ou d’un dogmatisme sclérosé, réduisant le cercle de l’imaginaire à des formules affectées. L’art se suffit à lui même, le sujet n’est que l’accessoire apparent. L’essentiel se situe au niveau du substrat, entre l’instinct et la raison, entre le présent et l’évanescent.
Ali ALI-KHODJA
Libellés : aquarelles

Mes chevaux ne sont ni les piliers de la gloire,
Ni la servitude envers les puissants,
Ni les suppôts du pouvoir conquérant.
Ali ALI-KHODJA
Libellés : la harde
Tel est le lot de ceux qui ne sauraient se contenter de ce qu'on appelle un style.
Vous n'avez pas voulu vous laisser enfermer dans un carcan et vous avez raison.
Ainsi raisonnaient les Van Gogh, les Matisse, les monet et les autres révolutionnaires en leur temps incompris, ils persévéraient vers cette recherche de la vérité qu'un Picasso n'a pas plus atteint que les autres.
C'est cela la peinture, c'est cela la musique et c'est cela la poésie.
La touche donnée
Le mot écrit, la note figée, et c'est le rève envolé…et c'est un nouvel effort et c'est aussi et surtout ce qu'il y a de sublime en l'homme
Libellés : portique
«L'abstraction, un style né de l'impressionnisme, permet à l'homme d'exprimer ses sensations, ses sentiments et tout ce qui est profond en lui», a-t- il souligné, cité par la même source. Son abstraction se découvre d'un tableau à un autre à travers une palette très colorée mais respectant des tons pastel sur des paysages rappelant Alger, ses villas verdoyantes et ses jardins odoriférants. Outre ces tableaux portant des titres évocateurs, tel Aurore ou Sublimation, Ali Khodja Ali a exposé deux dessins à la plume et un dessin au crayon, qui reflètent son amour du trait épuré et précis.
16 Février 2009
Egal à lui-même dans la démarche philosophique du peintre, le style est toujours en mouvement et en métamorphoses. Il présente régulièrement, sans tarir, des caractéristiques innovantes. Tôt, la signature s’affirme et devient stable, tel un sceau olympien, garant d’une authenticité et d’une fidélité sans faille à choix esthétique très personnel. Le années se succèdent et les innombrables facettes de cet art se révèlent à notre regard et à notre entendement, invariablement surpris par une créativité aussi féconde. A chaque étape sa beauté, son originalité et ses promesses. Ces différentes manifestations d’un phénomène singulier témoignent d’une recherche perpétuelle des moyens d’expression picturale.
La signature est immédiatement lisible, tant elle fait corps avec la forme de l’œuvre de Ali -Khodja. Il en va autrement du fond, souvent métaphysique, parfois difficile à cerner. Tel un ouvrage ancien, couvert de palimpsestes, les toiles du peintre se lisent, strate après strate, nous livrant à chaque consultation des informations d’un intérêt incontestable. Les titres sont souvent énigmatiques, leur rapport au thème de l’œuvre n’étant pas toujours évident. Pourtant, ce sont des indices que l’auteur nous livre, avec parcimonie certes, mais c’est autant de pistes destinées à nous aider à mieux comprendre son projet créateur. Il procède de la sorte, non pour nous dérouter ou par goût de la charade. Le sens crypté ou parfois faussement anodin du titre exprime déjà une partie du fond ; il résume également la forme et sa raison d’être.
Esprit synthétique, Ali-Khodja va directement au vif du sujet, sans s’embarrasser des choses superflues. Chez lui, point de redondance verbale ou picturale. Deux aspects essentiels caractérisent cette œuvre ambivalente : l’un évident, correspondant à la nature matérielle de l’œuvre, l’autre sous-jacent, secret même, mais clair pour qui sait voir, relatif au caractère spirituel de cette dernière. Celle-ci nous entretient par allégories et métaphores. Parfois, le message est quasiment subliminal, discret et subtil. Le premier volet est immanent à l’œuvre, le second lui est transcendant.
Bouamama Mustapha
Docteur d’Etat ès Histoire, théorie
et pratique des arts visuels
Libellés : terre voisine






